Le pays du hash ravagé par l’héroïne

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Le pays du hash ravagé par l’héroïne

Message par shadow le Dim 1 Oct - 9:12

Si le Maroc est le premier pays exportateur du cannabis au monde. Si la «tradition» a toujours voulu que la délinquance soit associée aux joints et au karkoubi, la ville de Tétouan fait depuis quelques années exception.

La «colombe blanche» vire vers une dépendance presque généralisée à la drogue la plus dure, la plus mortelle : l’héroïne.



L’endroit est presque sombre. Deux bougies trônant sur deux petites bouteilles de coca, permettent à peine de distinguer les traits de quatre maigres silhouettes assises autour d’une table moisie. Un lourd silence règne quand l’une d’entre elles met sa main dans la poche et en sort deux minuscules paquets de la taille d’une allumette. Soudain, quelqu’un lance d’une voix basse pour ne pas perturber un silence «solennel»: “Alors, c’est de la bonne ?”. La réponse tarde un peu à venir mais elle vient soulager tous les présents : “Oui, elle est bonne !”. Une autre personne se précipite dans le noir vers une autre chambre et ramène un morceau de papier aluminium.

Elle le divise en deux parties et d’un geste mécanique fabrique une espèce de tablette avec le premier bout tandis qu’une autre personne se saisit du deuxième bout et, à l’aide d’un mince crayon, confectionne un tube. Les deux minuscules paquets sont défaits avec beaucoup de soin et de la poudre blanche et marron est vidée sur la tablette d’aluminium. Une main tremblante s’en saisit et tout en maintenant le tube entre les lèvres, allume un briquet et le met au dessous de la tablette dont le contenu se met rapidement à chauffer. La poudre se transforme en liquide et commence à dégager une fumée qu’on s’active à humer à travers le tube. Une petite goutte se forme et, suivie à la trace par le tube, elle commence à faire des allers-retours sur la latte. Cette dernière passe de main en main et au bout de quelques minutes, le silence cède la place aux rires, aux discussions les plus diverses. On s’embrasse, se tapote le dos, pardonne les impairs, raconte ses rêves, rend hommage aux disparus et on ne blâme plus la vie : Les quatre héroïnomanes ont eu leur dose. Dans cette maison délabrée du quartier “Lichara” (l’un, sinon le quartier le plus chaud du nord du Maroc) l’euphorie durera entre trois et quatre heures.

Cela fait 12 ans que M.S, propriétaire de la maison, est accro à l’héroïne. Au début des années 90 il résidait en Espagne avec sa femme et ses deux enfants. Il avait réussi, suite à de longues années de dur labeur dans le bâtiment, à s’offrir deux appartements dans sa ville natale : Tétouan. Aujourd’hui, M.S n’a plus rien : l’héroïne a ruiné sa vie. Refoulé d’Espagne, divorcé, il a vendu les deux appartements et s’est installé chez son père agonisant. Après le décès de ce dernier, M.S a vendu tout ce qu’il y avait dans la maison. Il y a deux jours, il a arraché les cadres en bois des portes des chambres et vendu le tout à 120 dhs : l’équivalent de 4 doses (le prix de la dose s’établissant aujourd’hui à Tétouan à 30 dhs). Dans un moment de “lucidité”, M.S donne son avis sur l’ampleur du phénomène. «C’est un véritable fléau» , dit-il, avant d’ajouter «Il me semble que tout le monde dans cette ville est devenu accro à l’héroïne. J’en connais des dizaines, hommes, femmes, jeunes et vieux. Ne vous laissez donc pas berner par les apparences». Un petit tour dans le même quartier (Lichara) permet de recueillir un témoignage étayant partiellement les propos de M.S.

ImageVéritable enfer

Agé de 52 ans, A.M est infirmier dans un dispensaire public et il est héroïnomane. Père de trois enfants, A.M n’a “découvert” l’héroïne qu’à l’âge de 50 ans. «Avant, j’étais accro au hasch. Ce dernier me permettait de combattre mon anxiété. Mais il a suffi que je m’essaie une seule fois à l’héroïne pour laisser tomber mes dizaines de joints quotidiens». Et, comme pour tous les héroïnomanes, les premiers moments d’intense plaisir et de sensations paradisiaques vont se convertir, au bout de quelques doses, en un véritable enfer. A.M devient accro et sa consommation devient de plus en plus importante. «Le malheur avec l’héroïne, c’est que jamais on ne s’en lasse. Un toxicomane peut dépenser tout l’argent qu’il a sur lui pour maintenir l’état d’euphorie». Quant aux risques du surdosage appelés aussi overdose, la majorité des héroïnomanes affirment qu’il n’existe que pour ceux d’entre eux qui s’aventurent à s’essayer à l’intraveineuse qui procure un effet immédiat.

Dans le quartier “Touta”, la majorité des jeunes sont accros à l’héroïne. L’année passée, Y.C, un jeune de 26 ans a été retrouvé mort sous un arbre, une seringue enfoncée dans l’avant-bras. Quelque temps auparavant, un autre jeune du même quartier “Touta”, âgé de 23 ans, a été admis pour infection par une seringue dans l’hôpital public de “Saniet R’mel”. Il souffrira, selon ses amis proches, pendant plus d’un mois sans le moindre suivi médical et finira par mourir dans les conditions les plus inhumaines. A sa mort, son corps pesait 28 kilos. Trois cas de paralysie sont actuellement connus par tous les jeunes de “Touta” mais les autorités, semble-t-il, n’en sont pas avisées. De pareils cas existent aussi dans des quartiers tels Jamaâ Mezouak, Bario Malaga ou Jbel Derssa. Dans ce quartier le vécu quotidien renvoie automatiquement vers les quartiers chauds de “Bogota”. Car à “Jbel Derssa”, les dealers n’éprouvent aucune crainte à se dévoiler au grand jour et vont jusqu’à étaler leurs marchandises sur des tables en plein public aux coins des rues.

Quant aux patrouilles de la police, quand elles ne sont pas sporadiques et sans aucune efficacité, elles sont aux abonnés absents. Un officier de la Police uudiciaire (P.J) de Tétouan n’essaie pourtant pas de trouver de prétextes : «D’abord Il faut savoir que nos effectifs n’ont aucune formation pour affronter un phénomène pareil. Un héroïnomane en manque peut facilement devenir meurtrier. J’ai moi-même assisté à un toxico qui s’est tranché la gorge avec une lame lorsqu’un policier s’est aventuré à l’accoster. Il ne faut donc pas se voiler la face. Nous avons peur!». Quant à la présence des Groupes urbains de sécurité (GUS), l’officier de la P.J est catégorique : «Les GUS n’ont qu’un pouvoir d’apparât. La plupart des éléments qui les composent sont frustrés et ne s’attaquent qu’aux accros, pauvres et sans force. Quant aux véritables dealers, ils ne sont même pas inquiétés. Pire, ils sont parfois protégés. Soyons clairs, le contrôle doit se faire à la base». La base, c’est la Diwana ou Bab Sebta, la frontière entre le Maroc et l’enclave de Sebta. Chaque jour, des dizaines de milliers de personnes traversent cette zone, généralement à pied.

Pour la plupart, ce sont des contrebandiers connus par les douaniers et leurs tarifs de passage sont connus. A Bab Sebta, un officier de la douane affirme n’avoir opéré aucune prise d’héroïne depuis 13 mois. Et encore, la prise en question n’était pas le fruit d’un contrôle mais d’un “caftage”. Car il faut dire qu’aucune mesure de sécurité n’est entreprise à Bab Sebta. Les milliers de gros paquets que transportent les porteurs (généralement des femmes) de l’enclave vers Tétouan ne subissent aucun contrôle douanier.

Absence de contrôle

Sachant qu’un gramme d’héroïne est réparti en 24 doses, combien un paquet de 50 ou 60 Kilos transporté par un porteur peut éventuellement contenir ?

Afin de cerner davantage le circuit, il faut se rendre d’abord au quartier “Rosales” de Sebta. Ce dernier est le point de chute de tous les toxicos de l’enclave. Dans ses ruelles étroites, le business est généralement une affaire de famille et, bizarrement, de femmes. Juste à côté du Rosales, un terrain vague surnommé “El Patio” sert de fief pour tous les drogués de la ville de Sebta et surtout des criminels les plus recherchés. En remontant le “Rosales”, le quartier “Pantera” se dévoile avec, lui aussi, ses propres gangs et ses propres dealers. Mais c’est surtout au quartier “Principe” que le commerce d’héroïne fleurit. Ici, des “experts” en matière de chimie font en sorte que la drogue soit coupée avec des dizaines d’autres éléments généralement toxiques sans que le consommateur ne sente la différence. Une dose d’héroïne à Sebta se vend à 2 euros pour être revendue à 30 dhs au Maroc.

Le jeu en vaut-il la chandelle pour les dealers ? “Certainement”, assure un ancien dealer devenu actuellement accro. «Il faut savoir qu’un paquet (un gramme) contenant 24 papelas (doses) peut être écoulé en même pas dix minutes. Je vous laisse le soin de comparer avec la vente du haschisch et de faire le compte». Ces propos sont confirmés par un officier de la police qui fait savoir que «durant les trois dernières années, on assiste à la multiplication des points noirs dans la ville de Tétouan. On assiste aussi à un phénomène qui est aussi de nature à expliquer cette brusque prolifération de l’héroïne : presque tous les dealers qui, auparavant, vendaient du haschich se sont convertis aujourd’hui au business de l’héroïne».

Un deuxième circuit de trafic d’héroïne trouve sa base à Nador, la ville la plus proche de l’autre enclave : Melilia. L’héroïne prend la destination de la région de Ketama pour atterrir au douar de Khmiss Issaguen où elle est largement disponible et draine autant de dealers que de toxicomanes. Dans cette région, cette drogue, qui a l’avantage d’être facilement dissimulable, échappe aux contrôles qui sont généralement axés sur le trafic du cannabis.

Ce même trafic qui, paradoxalement, est parmi les raisons essentielles de la propagation de l’héroïne dans le nord du Maroc. Car il faut savoir que, durant les dernières années, plusieurs barons de cannabis écoulent une partie de leur marchandise en contrepartie de cocaïne et d’héroïne. L’objectif étant d’entretenir et de consolider leurs relations avec les mafias des quatre coins du monde.

Et pendant ce temps, l’absence totale de contrôle, la grande disponibilité, et donc la chute des prix de l’héroïne, combinés à l’oisiveté et à la frustration dans laquelle baigne la majorité écrasante des jeunes du Nord, font que le phénomène, telle une gangrène, gagne chaque jour du terrain. Aussi, l’inexistence d’associations de sensibilisation et la carence, tant en termes de ressources matérielles qu’humaines dont souffrent les infrastructures de santé font-elles en sorte que l’addiction à l’héroïne est une bombe à retardement qui, et tout semble l’indiquer, va exploser dans un avenir très proche.


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Re: Le pays du hash ravagé par l’héroïne

Message par boumarsel le Dim 1 Oct - 10:27

Un officier de la Police judiciaire (P.J) de Tétouan n’essaie pourtant pas de trouver de prétextes : «D’abord Il faut savoir que nos effectifs n’ont aucune formation pour affronter un phénomène pareil... Il ne faut donc pas se voiler la face. Nous avons peur!».


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Re: Le pays du hash ravagé par l’héroïne

Message par pureblue le Dim 1 Oct - 16:26

désolée d'être casse pieds mais je ne trouve ça absolument pas drôle c'est un phénomène des plus grave et qu'est ce que dans la tête d'un jeune qui s'adonne au "hashich" l'empêcherai de s'essayer aux drogues dures plus "euphorisantes"... déjà qu'une grande partie est inculte, l'autre au chômage !!! et les hopitaux qui ne savent plus où donner de la tête!
ça me fait peur tout ça!!!


Dernière édition par le Lun 2 Oct - 17:09, édité 1 fois
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Re: Le pays du hash ravagé par l’héroïne

Message par BK le Dim 1 Oct - 19:39

Je suis de l'avis de Pureblue! C'est bien d'essayer de dedramatisé les choses mais had le sujet ne fait pas rire du tout! Surtout quand j'ai vu que le jeune de 23 est mort alors qu'il pesait 28Kg confused

Les autorités sont depassé en ce moment! Les dealers et les barons de la drogue ont pris du terrain!! Il faut une grosse compagne de sensibilisation et des renforts pour la police local pour pouvoir arriver, non à arreter ce fleau, mais au moins à faire en sorte qu'il soit moins flagrant et moins exposé!
Parceque de la drogue il y'en aura toujours malheureusement! Mais là quand on voit que les dealers exposent leurs marchandises en plein rue ça depasse meme ce qu'on a vu dans les pires quartiers dans "The shield" Suspect

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Re: Le pays du hash ravagé par l’héroïne

Message par Boussati le Lun 2 Oct - 11:48

BK a écrit:
Parceque de la drogue il y'en aura toujours malheureusement! Mais là quand on voit que les dealers exposent leurs marchandises en plein rue ça depasse meme ce qu'on a vu dans les pires quartiers dans "The shield" Suspect
et tu sais koi il nous faut une equipe comme celle de" the shield" pr faire le menage bounce

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Re: Le pays du hash ravagé par l’héroïne

Message par boumarsel le Lun 2 Oct - 17:55

Désolé d’avoir posté un message hors sujet, mais franchement personnellement ces gens ne me font pas de la peine, chacun mérite son sort « wala yadlimou rabbouka ahada », ils ont choisi de se lancer dans un processus d’autodestruction et voila ils y parviennent en fin de compte.
Cette ordure de la société, ces misérables accros…ils ont pris la meilleure décision de leur vie : Rendre l’âme.
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Re: Le pays du hash ravagé par l’héroïne

Message par pureblue le Lun 2 Oct - 18:58

Oui mais c'est malheureux de voir que par maladresse désinformation ou bien par des voies de contraintes "morales" on arrive à devenir accro... juste après qqs utilisations et que le coup fatal n'a pas besoin de beaucoup d'utilisations pour survenir, même une première fois peut tuer ou rendre loufoque!!!!!
on doit surtout penser à prévenir, et allah ye3aouenna pour guérir car je doute que notre cher pays ait les moyens de combattre un aussi puissant fléau
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Re: Le pays du hash ravagé par l’héroïne

Message par Asamba le Mar 3 Oct - 3:40

le problème majeur c'est que les vrai dealers exploite des jeunes enfant (qui vivent en dependance du hashish ou dans la misère ou dans la délinquance) pour les mettre en face de la police comme de petit sellers.

ainsi ces dealer sont moins menacé alors que les pauvre petits servent comme avant-garde.

et la législation marocaine ne fait rien a ce sens puis que ces garçons sont généralement des pauvres (et dans le maroc li ma3ndouch makhssouch...)

Cela sans oublier les conventions entre le makhzen et ces dealers.
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Re: Le pays du hash ravagé par l’héroïne

Message par shadow le Ven 6 Oct - 13:42

Asamba a écrit:le problème majeur c'est que les vrai dealers exploite des jeunes enfant (qui vivent en dependance du hashish ou dans la misère ou dans la délinquance) pour les mettre en face de la police comme de petit sellers.


Mais les autorités marocaines le savent parfaitement, et elles font rien pr arreter les vrais dealers ( sauf si....)
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Re: Le pays du hash ravagé par l’héroïne

Message par boumarsel le Ven 6 Oct - 14:45

laisser moi compléter la phrase Smile ...sauf si le malheureux dealer a oublié de leur donner leur part ou a voulu jouer le malin m3ahoum, oulla "mab9at fih mar9a".
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